samedi 2 mai 2009

Il est inatteignable.

Petite anecdote : hier, je faisais du baby sitting, les enfants étaient couchés et j'écoutais mon mp3 tranquillement. Lorsque soudain l'envie d'écouter wicked game de C.Isaak me prend. Suite à la dernière note de Mon ego de -M-, j'entreprend d'attraper mon Ipod pour chercher la chanson que je souhaite donc écouter. Mais au même moment, le son voluptueux de la guitare de wicked game traverse mes oreilles. Quelle joie incrédule me paralyse pour un temps ! C'est le genre de truc qui seulement lorsqu'il vous arrive, vous choque, vous rend sacrément perplexe. Là particulièrement, surtout quand on sait que son Ipod contient 1500 chansons, et qu'il est en mode Random, donc, va imaginer le hasard qui te tombe dessus. Merci Dieu.

A propos de religion, j'aimerais vous faire part d'une autre anecdote survenue cette après midi. Je me promenais dans la rue, profitant du soleil. Lorsqu'une femme de la quarantaine avec un fort accent et les yeux bleux, commença à me brancher sur un convertissement religieux. Prise de curiosité et de compassion, j'écouta ce qu'elle avait à dire.

Elle commença par me raconter comment elle était dans sa jeunesse. Elle buvait de l'alcool, et blablabla. Je lui fis un petit discours lui expliquant que l'alcool et les autres drogues étaient une invention de Dieu, mise à la disposition des hommes et qu'ils ne pouvaient donc constituer un pêcher. Et que, par ailleurs, Jésus avait offert du vin à ses sujets...
Elle rétorqua que c'était pas du vin, mais du jus de raisin (et ben alors !).
Je changea la conversation de direction, puis tenta de la convertir au bouddhisme, grâce à de nombreux arguments puisés je ne sais où sâchant que j'ai de très maigres connaissances sur le sujet. Je lui vantais les avantages du Bouddhisme, elle m'écoutait, mais incapable de pragmatisme, elle répondait "oui c'est vrai, mais Jésus...". Elle finit par dire que seul par le christianisme, mon âme pouvait être sauvée, alors que "les autres Dieux, comme Bouddha en étaient incapables...". Mais oui...
Je sus par la suite qu'elle était suisse, mais écossaise... Ahaha, charmant. Elle veut me convoquer à une réunion demain, je lui ai filé mon numéro, je sais pas trop pourquoi, de toute façon, je n'ai aucune intention d'aller me fourrer dans un groupe d'évangéliques tarés qui pense que le salut n'est possible que grâce à l'amour du petit Jésus. Vive le bouddhisme (du coup, vu que j'ai peut-être dit des conneries sur le sujet, je ferais bien de me renseigner et de lire la bible bouddhiste, je sais pas si ça a un nom....).
Après être partie, j'ai remarqué que mon chapelet reposait bien en évidence sur mon tee shirt, j'ai aussitôt pensé qu'elle avait dû me trouver ambigüe, étant donné que :

1. j'ai commencé par lui faire comprendre que je ne connaissais rien à la religion, que je n'avais jamais prié, et que je ne croyais pas en Dieu.
2. Je lui ai finalement ressorti quelques connaissances sur le sujet. Dont un joli lexique religieux.
3. Je lui ai avoué avoir fait partie des scouts, et donc avoir eu l'occaz de lire la bible.
4. Je portais un chapelet, sans croix.

Et finalement, je me suis dis que c'était bien bête de ne pas lui avoir raconté la petite anecdote où, une nuit, en allant aux toilettes la croix de mon chapelet et donc Jésus s'était échappée au fond du trou. Scintillant au clair de lune d'ironie et de symbolique affolante. Mais, bon je l'aurais chagrinée en affichant une évidente attitude moqueuse à l'encontre de la religion.

Edit : J'avais marqué jus de "raison" au lieu de jus de raisin...Lapsus divin.

vendredi 1 mai 2009

Tout est objet à combler le vide.

H., beauté du cours de sport.

Il m'a d'abord regardée le ballon de basket coincé entre sa main et ses hanches. L'air d'attendre quelque chose à la ligne des 3 points. Il a dit quelque chose, à un autre. Puis tandis que je le regardais perplexe, sûrement les yeux en forme de point d'interrogation. Il s'est mis à rire, un rire d'enfant. Et moi aussi sûrement, parce que quand il me regarde je souris minimum oblige. Et puis parce que la situation était étrange. Auto-suffisante. On avait trouvé notre nuage d'incompréhension, ou le rire nerveux était l'atmosphère. Ca a duré, je sais pas, 30 s. Il me semble qu'on s'est envoyé des "quoi ?" qui redonnait de l'énergie à notre rire. On aurait sûrement pu rester dans cette situation longtemps, mais j'ai craqué, j'ai détourné les yeux puis je suis passée à autre chose. On avait vraiment l'air con, et c'est ça qui était beau. Un moment bullaire où le monde semble composé de deux êtres, une espèce de bi-solipcisme.

A un autre moment, celui qui m'a convaincue que la vie cernée de barbelés, qu'elle n'est pas fermée à tout.
On était assis sur l'herbe, H. était derrière, discutait avec un autre gars, et moi j'écoutais bien sûr, prête à intervenir, à m'intégrer dans la discussion à tout moment. Je suis restée sur le cul. Il savait que je [pouvais] l'écouter (pas pour ça). Il a dit : y a que P. qui est belle (en comparaison avec les autres filles du groupe basket). Et P. c'est moi. J'ai pas m'empêcher de me retourner pour le remercier d'un sourire. Ouais, je sais, on ne peut qu'être émoustillée quand l'un des plus beaux mecs du lycée vous fait un compliment.
Je n'ai rien dit de plus qu'un message facial.
A part lorsqu'à la suite où les deux mecs se moquaient gentiment du thème des conversations des filles en caricaturant la chose. Je me suis prononcée en caricaturant celle des mecs. Par la suite, je me suis "mise en valeur" en annoncant que les filles présentes du cours était les pires de ma classe, vraiment. (sujet de conversation parlant...).

Le cours finit, j'ai attendu qu'il se change au lieu de me précipiter dans le métro. J'ai noté l'arrêt où il descendait (pas loin de chez moi), puis je l'ai revu avant 14H, en face de moi, tandis que je fumais ma cigarette a soleil accoudée à la barrière. Je suis triste que les cours de sport soient si éloignés les uns des autres (une longue semaine...), puis qu'ils finissent bientôt. Deux heures par semaine c'est peu comme occasion pour parler à quelqu'un. Et j'ai peur de tricher.
Surtout que je ne souhaite pas sortir avec lui, ça ne pourrait que échouer. A cause de la dichotomie de nos mentalités. Je suis sûre qu'il manque de sensibilité.



(Pour moi-même : après en avoir aimé tant d'autres, je trouve que les chansons sonnent bien hétéro à ct'heurs.)